La grève de quatre (4) jours lancée le 25 janvier dernier, par le syndicat national de l’éducation (SNE), a été peu suivie dans certaines villes du pays. Joint au téléphone ce mercredi 27 janvier 2021 par notre rédaction, le porte-parole de cette structure syndicale a affirmé que les autres localités du pays profond seront dans la danse les jours à venir.
« Ce boycott des cours est légitime. On ne demande pas à l’enseignant de démotiver les élèves, mais l’enseignant vient et reste assis à ne rien faire», précise Alphonse Moundékéno.
Une manière pour ces enseignants, d’exprimer leur mécontentement, «jusqu’à ce que le gouvernement paie intégralement les primes d’incitation », a-t-il insisté.
« Il y a eu boycott à 100%, dans certaines localités, par exemple à Kankan. Dans d’autres endroits, pas tellement. Mais au fur et à mesure, les gens prendront conscience et suivront notre mouvement », a rassuré le porte-parole du SNE.
Pour gagner ce combat, Alphonse Moundékéno invite toutes les structures syndicales de l’éducation à l’union.
« Il est temps pour toutes les structures de s’unir, d’abandonner les rancunes, de prendre de la hauteur pour dire que c’est une nation commune. Puisque, quand le SNE réussit dans ce qu’il est en train de faire, ça sera bénéfique pour tous les enseignants. C’est pourquoi nous les invitons à conjuguer le même verbe afin que nous puissions réussir. Parce que unis, nous sommes forts»
Sirani Diabaté